MANGUIER
manguier /  imagesud.com

MANGIFERA INDICA

ANACARDIACEAE

Les anacardiaceae sont des arbres ou des arbustes à latex résineux, sentant souvent fortement la térébenthine, d’où leur ancienne dénomination, térébinthacées.




Cette famille comprend une soixantaine de genres et moins de 500 espèces.
Beaucoup sont exploitées pour leur fruit : la mangue, la noix de cajou, la pomme de Cythère, le mombin, comme plantes à tanin : le quebracho d’Amérique du sud ou plantes à résine : le pistache lentisque, le mastic de Bombay.
Il y a aussi des anacardiaceae qu’il vaut mieux éviter, ils provoquent de sévères irritations cutanées : les «renga » de Malaisie, les «poison ivy » du genre Rhus de l ‘Amérique du Nord.

Le manguier est originaire des forêts de la région Indo-Birmane, il est cultivé dans le sous-continent indien depuis plusieurs milliers d’années, les Portugais l’introduisirent en Afrique et en Amérique au 18 ème siècle,enfin au 20 ième siècle il fut répandu avec succès dans toutes les régions chaudes.
Mangifera indica, le manguier est un arbre qui ne supporte pas les gelées.
Depuis, il s’est naturalisé et survit parfois en pleine forêt équatoriale signalant l’implantation d’anciens villages (orpailleurs, amérindiens).


COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

mangue / imagesud.comLa MANGUE est une drupe à gros noyau, c’est un peu la pomme des tropiques, on en connaît beaucoup de variétés, certaines presque immangeables, pleine de fibres et au fort goût de térébenthine, d’autre parfaitement délicieuse.
L'odeur de térébenthine est principalement due à des terpènoïdes principalement le myrcène et l'ocimène.
La "peau" (le péricarpe) des mangues contiennent parfois (cela dépend des variétés) un composé chimique irritant voir allergisant l'urushiol ainsi qu'une oléorésine à forte odeur de thérébenhine.

Voilà une composition chimique moyenne de la pulpe de mangue mure : 82% d’eau, 0,7% de protéines, 0,2% de lipides, 17% de glucides, 190 micro grammes /100g de vitamine A exprimé en rétinol, 40 à 60 mg/100g de vitamine C.

La MANGUE verte contient moins de provitamine A et moins de glucides digestibles mais un peu plus de vitamine C.

Les feuilles et surtout l’écorce du manguier renferment des composés phénoliques dont des tanins.
Parmi les dérivés phénoliques que l'on trouve dans la feuille de manguier, on note l'abondance d'un pigment jaune( le jaune indien), la mangiférine.
La mangiférine est une xanthone; les xanthones sont des substances au potentiel thérapeutique inexploité : inhibiteur de la monoaminoxydase, stimulant du système nerveux central, antibactérien et fungicides, interagissant dans la réaction inflammatoire.

Le noyau de mangue contient des glucides (consommables en cas de famine !) mais également du tanin qui le rendent indigeste.
Le noyau de mangue renferme environ 10% de protéines et autant de lipides (corps gras) extractible par pression ou mieux par voie chimique (extraction à l'hexane comme beaucoup d'huiles alimentaires du commerce).
Composition chimique moyenne de cette HUILE DE NOYAU de MANGUE :
acide palmitique : 5 à 8%,
acide stéarique : 42 à 48%,
acide oléique : 35 à 42%,
donc une huile sans grande qualité diététique mais d'usage alimentaire et cosmétologique.

UTILISATIONS

LA MANGUE :

La mangue est un fruit très intéressant comme source de vitamine A et provitamine A, de vitamine C et de sucres simples.
Le jus de mangue s’incorpore à la diète du bébé en sevrage (choisir une variété peu parfumée)
La mangue verte en salade procure vitamine C et arôme mais est un peu indigeste (on s’habitue).
La majorité des mangues contiennent des fibres cellulosiques qui régularisent le transit intestinal et permettent ainsi de combattre la constipation par un moyen agréable et de diminuer l'absorption intestinale du cholestérol.

 

L'ECORCE DE MANGUIER :

La décoction d’écorce qui contient beaucoup de tanin est astringente, elle permet de guérir la diarrhée simple : Un morceau d’écorce bien nettoyée de 10cm par 10 cm dans 1 litre d’eau, bouillir 10 minutes, 1 verre 2 à 3 fois par jour.
Ce liquide est utile pour laver les plaies, les brûlures, contrôler les infections ou les irritations génitales (vulvo-vaginite, leucorrhée), et en gargarisme ou bain de bouche pour les plaies de la bouche ou les aphtes.

La décoction de feuilles ( ex, 1 poignée de feuilles dans un litre d’eau, 10 minutes d’ébullition) est moins astringent mais permet de soigner la «bourbouille » du nourrisson (on utilise aussi les feuilles pilées).

L’infusion de jeunes feuilles et de fleurs (ex, 2 à 3 jeunes feuilles et quelques fleurs dans un litre d’eau bouillante, 1 verre 2 à 3 fois par jour était conseillé aux Antilles pour faire baisser la fièvre et combattre les infections urinaires (à vérifier).

Des expériences en laboratoires montrent que l'extrait aqueux de poudre d'écorce est anti-inflammatoire, analgésique, et hypoglycémique . L'effet observé suit l'augmentation de la dose d'extrait absorbé (entre 50 et 800 mg /kg dans une étude Indienne).
Cela corrobore l'utilisation traditionnelle de l'écorce de manguier dans les phénomènes douloureux d'origine inflammatoire (rhumatisme articulaire par exemple) et pour controler le diabète de type 2.
D'ailleurs à cuba on peut trouver le "VIMANG" un extrait aqueux d'écorce de manguier qui est couramment utilisé.
Une étude chilienne de 2001 a comfirmé le pouvoir anti-inflammatoire et anti-douleur de cet extrait "Vimang" : dose moyenne efficace 54mg /kg.
Une étude cubaine chez des volontaires montre que le VIMANG améliore de façon significative les symptomes observés chez des patients diabétiques de type 2, des asthmatiques, des porteurs d'un adénome prostatique, et dans certaines maladies de peau (psoriasis, lupus).
Cette étude sur plusieurs centaines de volontaires montre que la prise de cet extrait d'écorce de manguier (vimang) améliore également le comfort de vie des personnes souffrant d'un cancer.

Le noyau desséché et pulvérisé est un ancien remède antiparasitaire intestinal (1/2 à 1 cuillerée à café dans de la confiture, c’est très amer).

Plus anecdotique, les Hindous recueillaient l’urine des vaches qui mangeaient des feuilles de manguier pour colorer en jaune les tissus ! Les malheureuses vaches ne survivaient pas toujours à l'épreuve car les xanthones (jaunes) présentes dans les feuilles sont toxiques à haute dose.

Enfin le manguier devient un grand arbre au tronc imposant dont le bois est excellent pour construire des bateaux, des pirogues ou faire de grandes sculptures.

 



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RESUME

LA MANGUE, POMME DES TROPIQUES
Le manguier est un grand arbre originaire de l’Inde dont les fruits juteux et sucrés, plein de vitamine C et A régularisent par les fibres qu’ils contiennent le transit intestinal.
Toutes les parties de l’arbre sont utilisées dans les médecines traditionnelles et récemment des études pharmacologiques et cliniques ont confirmé le pouvoir anti-inflammatoire et anti-diabétique des extraits d'écorce.

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