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INTRODUCTION ET GENERALITES
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Le diabète (sucré) est la maladie (ou plutôt le
syndrome) endocrinien le plus répandu.
On estime les diabétiques à plus de 100 millions dans le
monde et ce chiffre, ainsi que le pourcentage de la population touchée,
sont en progression constante (aux alentours de 6% dans les pays «
riches »).
Plusieurs causes ou facteurs en sont responsables :
- certainement un meilleur diagnostic de létat diabétique
du à une plus grande facilité et une plus large détection
(au niveau géographique) des troubles de la glycémie,
- certainement aussi une augmentation du pourcentage de la population
touchée
par ce « désordre » métabolico-endocrinien
dans les pays riches où le coût relatif de lalimentation
a considérablement baissé et ou le stress quotidien a
augmenté mais aussi dans beaucoup de pays « en développement
» ; cest même dans ces derniers que laugmentation
est la plus rapide.
Il faut différencier les deux types classiques de diabète
:
- le diabète insulino-dépendant ( type 1, ou diabète
maigre ou diabète du jeune) qui représente 20 à
25% des diabétiques, se révélant généralement
assez tôt et qui relève principalement dun traitement
par linsuline avec surveillance stricte de lalimentation
(de lapport de glucide),
- les diabètes non insulino-dépendants ( type2 , diabète
gras ou de la personne âgée) qui se révèlent
plus tardivement et sont équilibrés le plus souvent par
un régime (amaigrissant) hypocalorique-hypoglucidique avec ou
sans traitement médicamenteux associé (principalement
des sulfamides hypoglycémiants, des biguanides , linsuline).
Cest ce dernier type de diabète qui semble en progression
constante et qui peut être soigné par la phytothérapie.
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Principaux traitements médicamenteux:
Linsuline est une hormone naturelle de régulation du
métabolisme du glucose (le principal « sucre » du
sang), sécrétée par le pancréas ;
elle diminue la teneur en glucose du sang (glycémie) en agissant
à plusieurs niveaux :
- par augmentation de la « capture » du glucose sanguin
au niveau du foie et des muscles et de sa transformation en une substance
de réserve, le glycogène,
- par diminution de lopération inverse (dégradation
du glycogène),
- par augmentation de la transformation du glucose en graisse (stockée),
- et par augmentation de la synthèse des protéines
à partir du glucose.
Les autres médicaments antidiabétiques sont artificiels
:
- les sulfamides hypoglycémiants augmentent de façon
temporaire la sécrétion naturelle dinsuline,
- les biguanides (inactifs chez le sujet non diabétique) augmentent
lutilisation du glucose par lorganisme, améliorent
lefficacité de linsuline, diminuent la dégradation
du glycogène et aussi diminuent labsorption intestinale
du glucose.
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Le diabète est un désordre métabolique à
lorigine (ou pathogénie) complexe qui peut entraîner
des accidents graves (coma hypo ou hyper glycémique) mais qui saccompagne
aussi de complications secondaires variées parfois plus difficiles
à soigner que le trouble principale de la glycémie, liées
à une perturbation du métabolisme des graisses (cholestérol,
lipoprotéines) et à une augmentation de la création
de « radicaux libres » chimiquement très réactifs
et qui modifient le fonctionnement des cellules voire entraîne leur
destruction.
Parallèlement on observe des microréactions inflammatoires
dans de nombreux tissus et surtout au niveau des petits vaisseaux sanguins
; la circulation sanguine est diminuée, les troubles trophiques
et les infections favorisées.
Si les médicaments synthétiques antidiabétiques permettent
le plus souvent de contrôler le taux de glucose sanguin, ils nagissent
en général pas sur les complications.
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PHYTOTHERAPIE ET DIABETE
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Le diabète est une maladie ancienne dont les symptômes
classiques : faim et soif importante avec augmentation du volume durine,
maigreur ou au contraire obésité, risque de coma, sont bien
connus par la majorité des guérisseurs ou tradipraticiens
;
de nombreuses plantes sont considérées traditionnellement
comme antidiabétiques certaines sont à lorigine de
la mise au point de médicaments ex : le biguanide metformine grâce
au Gallega officinalis.
Devant laugmentation considérable du nombre de diabétiques
dans les pays dont le « niveau de vie » saméliore
(ex Inde, Chine, sud-est asiatique, pourtour méditerranéen),
de nombreux chercheurs ont évalué laction pharmacologique
de ces plantes traditionnelles et donc leur intérêt en médecine
quotidienne dans ces pays où les médicaments synthétiques
sont malgré tout assez chers et où la tradition de médecine
par les plantes est bien ancrée dans les murs ( ex : au Maroc,
une enquête dans un groupe de diabétiques (type 2) révèle
que 25% nutilisent que des plantes pour se soigner).
Dans les pays « riches » où le traitement du diabète
(insuline- médicaments) est dun accès facile, il est
apparu intéressant dutiliser la phytothérapie seule
ou en complément pour diminuer la dose de médicaments synthétiques
mais aussi parce que certains phytomédicaments semblent en même
temps capables de lutter contre les complications du diabète (sclérose
des vaisseaux sanguins, dépôt athéromateux, artérites
et artériolites, hypertension, infections.)
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Deux types de substances végétales semblent intéressantes
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celles qui agissent à la manière de linsuline ou des
autres médicaments hypoglycémiants :
- en empêchant labsorption du glucose au niveau
intestinal
- en augmentant la synthèse et la libération
de linsuline pancréatique
- en diminuant celle du glucagon
- en accélérant la consommation du glucose sanguin
(absorption dans les cellules, synthèse du glycogène,
des graisses ou des protéines).
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Dautres , principalement des tanins,
- agissent sur le diabète lui-même au niveau cellulaire
en favorisant laction de linsuline ( en diminuant
la résistance à linsuline)
- et sur les complications du diabète par leur pouvoir
antioxydant et antienzymatique, neutralisant leffet des
radicaux libres et limitant la réaction inflammatoire dans
les différents tissus.
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Certains extraits de plantes contiennent parfois ces deux types de
substances.
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EXEMPLES DE PLANTES UTILISABLES
pour soigner le diabète (de type2) et ses complications
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Allium cepa (oignon)
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Les composés soufrés sont les molécules actives,
la fraction extraite par léther éthylique est la plus
antidiabétique.
Utilisation : consommation quotidienne doignon cru à raison
de 30 à 40 g par jour (assez difficile à supporter), mais
loignon cuit et son extrait aqueux sont également hypoglycémiants
(soupe, infusion), ou teinture mère (40 à 50 gouttes 3 fois
par jour)
Loignon possède des propriétés hypoglycémiantes,
antihyperglycémiantes, antioxydantes et il abaisse le taux des
lipides sanguins.
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Les composés soufrés sont modérément actifs
sur la glycémie (assez instables) par contre ces mêmes composés
sont intéressants pour leur action sur les complications du diabète
: dyslipidémie sanguine (cholestérol et triglycérides)
et complications cardio-vasculaires (plaques dathérome, sclérose
vasculaire)
Utilisation :
- ail cru 1 à 2 gousses par jour (écrasée ou
finement hachée),
- ail en poudre 0,5 à 1g par jour (en gélules gastrorésistantes)
- ail en teinture alcoolique (20 à 30 gouttes par jour).
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Lhuile essentielle deucalyptus (2 à 3 gouttes 3
fois par jour)
- est un antiseptique des voies respiratoires
- mais est aussi considérée par beaucoup de phytothérapeutes
comme légèrement hypoglycémiante au même
titre que la teinture mère (50 gouttes 3 fois par jour).
Linfusion de feuille est légèrement hypoglycémiante
(chez lanimal artificiellement diabétique) par augmentation
de la sécrétion dinsuline ;
Exemple dutilisation :
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une cuillerée à café de
feuilles sèches brisées
dans une tasse d'eau très chaude,
10 minutes d'infusion,
2 ou 3 fois par jour
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cette infusion a tendance à couper lappétit,
ce qui peut aider à supporter le régime hypocalorique nécessaire
à léquilibre du diabète.
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Trigonella foenum graecum (fénugrec)
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Les graines de fénugrec, connues pour leurs capacités
à faire prendre du poids en cas damaigrissement ou de fonte
musculaire, sont aussi hypoglycémiantes.
Elles contiennent, en particulier, un acide aminé (4-hydroxyisoleucine)
qui accroît la libération dinsuline pancréatique
aussi bien chez lanimal (rat) que lhomme.
Les extraits aqueux des feuilles sont également hypoglycémiants
et antyhyperglycémiants.
Chez lhomme, un essai clinique, a montré que 50 g de poudre
de graine 2 fois par jour pendant 10 jours chez des diabétiques
non insulinodépendants réduisait de façon significative
la glycémie a jeun et la fuite urinaire du glucose ainsi que le
taux de lipides sanguins.
Leffet hypoglycémiant est proportionnel à la dose
ingérée qui pourrait donc être abaissée dans
un traitement au long cours.
Lextrait éthanolique (teinture) est également hypoglycémiant
chez lanimal (je ne connais pas dessais chez lhomme).
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Les feuilles dolivier sont traditionnellement considérées
comme hypoglycémiantes ;
elles contiennent par ailleurs un sécoiridoïde, loleuropéoside,
aux propriétés hypotensives et antioxydantes (qui permet
donc de lutter contre la sclérose des vaisseaux sanguins et linflammation
de leurs parois)
Linfusion de feuille est moins efficace que
lextrait hydroalcoolique (teinture mère : 60 gouttes
par jour)
la macération glycérinée de bourgeons en 1D (50
à 100 gouttes par jour)
ou la poudre de feuilles cryobroyées(0,5 à 1g par jour) |
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Quelques plantes médicinales à tanin
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Juglans regia (noyer)
Rubus fructicosus (ronce)
Rubus idoeus (framboisier)
Fragaria vesca (fraisier)
Morus nigra (mûrier)
Vaccinium myrtillus (myrtille)
Camellia sinensis (thé vert)
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Les feuilles et les bourgeons de ces plantes contiennent
des tanins «médicinaux » et souvent dautres composés
protecteurs vasculaires ou anti-inflammatoires.
Les tanins inhibent certains enzymes déclenchant ou participant à
la réaction inflammatoire, laquelle est peut-être une des causes
de linefficacité (résistance) de linsuline au
niveau cellulaire.
Linfusion est la préparation la plus simple :
| 30 à 40 g de feuilles (une petite poignée) dans
1 litre deau très chaude, infuser 15 minutes, boire 3
à 6 tasses par jour |
Pour le thé vert se contenter des proportions de linfusion
traditionnelle.
On peut aussi employer les teintures mères quand elles existent:
(ex : Vaccinium myrtillus
ou la macération glycérinée de bourgeons en 1D
de Juglans regia,
50 gouttes trois fois par jour) |
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Dans les régions tropicales et subtropicales on trouve de nombreuses
plantes au potentiel antidiabétique ou dont les feuilles, lécorce,
les fleurs ou les fruits contiennent des tanins utilisables en médecine
humain
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Voici quelques exemples:
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Très utilisée aux Indes malgré sont risque toxique
; la médecine ayurvédique emploie les extraits du fruit,
des graines, les feuilles ou la plante entière.
La substance active probable est un peptide ( comme linsuline).
Des essais cliniques chez lhomme (diabétique) ont montré
que ladministration régulière dextrait de Momordica
charantia entraîne une baisse significative de la glycémie.
Cette plante (amère) est utilisée crue (jus, salade) cuite
à leau (soupe, infusion, épinard) ou frite à
lhuile.
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Cest une plante considérée traditionnellement
comme antidiabétique dans de nombreuses régions tropicales.
Elle contient de nombreux alcaloïdes.
Lexpérience montre que les extraits aqueux et éthanoliques
(teinture) des feuilles administrées par voie orale chez des rats
normaux entraînent une légère baisse de la glycémie
et sont antihyperglycémiques chez des rats artificiellement diabétiques.
Le « thé » de pervenche de Madagascar (mode dabsorption
traditionnel) est peut-être aussi anorexiant (coupe lappétit,
donc favorise le suivi du régime).
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Syzygium cumini (jamelonguier, pistas)
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Plusieurs parties de larbre sont hypoglycémiantes :
les graines (extrait aqueux et éthanolique, poudre), le fruit,
les feuilles (décoction légère ou infusion)
Cest une plante qui contient beaucoup de tanin, les fruits sont
astringents ;
les différents extraits entraînent une baisse assez rapide
de la glycémie (probablement par libération dinsuline)
avec synthèse de glycogène dans les muscles et le foie (ce
qui correspond à laction de linsuline libérée)
On ne note pas deffet toxique chez lanimal (rats diabétiques)
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Ficus bengalensis (figuier sacré, banyan des
Indes)
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Lécorce de cet arbre majestueux (ou plutôt de ses racines
aériennes) contient plusieurs molécules (glucosides et flavonoides)
présentant des propriétés hypoglycémiantes
et antihyperglycémiques.
Le glucoside « leucopélargonidine » est le plus efficace
: effet hypoglycémiant et baisse des lipides sanguins avec augmentation
significative de la libération dinsuline.
Lécorce contient aussi des tanins
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Ces arbres contiennent beaucoup de tanins.
En médecine traditionnelle Hindou, ils sont souvent utilisés
dans des préparations associant plusieurs plantes.
La combinaison de leur extraits méthanoliques est commercialisée
(Triphala);
administrée par voie orale, 100mg/kg/jour, elle abaisse de façon
significative la glycémie (baisse de la résistance à
linsuline);
laction antioxydante, antiradicaux libres, linhibition de
certains enzymes (peroxydases) limitent la réaction inflammatoire
tissulaire.
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Caesalpinia bonducella
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Cest une liane puissante, épineuse, des littoraux tropicaux,
souvent considérée comme une peste végétale
envahissante.
Cette plante, originaire de la région indo-malaise était
utilisée par les indigènes des îles Andaman et Nicobar
pour soigner les symptômes du diabète.
Des essais sur lanimal ont montré que lextrait aqueux
et éthanolique (teinture alcoolique) de la partie extérieure
de la graine (pas lamande) semblent pouvoir contrôler lhyperglycémie
du diabète de type2 tout en diminuant le taux du cholestérol
et des triglycérides sanguins
Cette plante possède par ailleurs beaucoup dautres propriétés
médicinales.
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Phyllantus niruri
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En médecine ayurvédique, on prescrit cette petite plante tropicale
très répandue pour ses propriétés diurétiques
et hypotensives (bien connues) mais aussi hypoglycémiantes à
raison de 5g par jour par voie buccale en fractionnant cette dose dans
la journée.
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Les fleurs rouges du grenadier contiennent du tanin mais en moins
grande quantité que les autres parties de cet arbuste.
Elles sont considérées comme un remède contre le
diabète dans la médecine Unani(Indes), ce qui a été
vérifié chez le rat diabétique (dose : 400mg par
kg)
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CONCLUSIONS
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Les plantes médicinales ou leurs extraits semblent intéressants
dans le cas dun diabète non insulino dépendant (type2
).
On prendra garde toutefois à ne pas supprimer brutalement les médicaments
prescrits ou utilisés, mais à abaisser leur posologie progressivement
(cest le bon sens) jusquà la suspension éventuelle
de leur prise mais toujours en surveillant lévolution de
la glycémie et de la glycosurie.
Lassociation de 2 ou 3 plantes paraît souhaitable, certaines
agissent sur la libération dinsuline dautres au niveau
cellulaire périphérique, comme piégeur de radicaux
libres, sur le métabolisme des lipides, lhypertension.
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Exemples :
Oignon et myrtille
Oignon et noyer
Fenugrec et ronce
Fenugrec et olivier.
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Les tanins ne sont pas sans dangers ; à forte dose ils perturbent
la digestion et lassimilation des aliments, entraînent de
la constipation voire favorisent la cancérogenèse digestive.
On utilisera donc les plantes à tanin en cures limitées
ou à dose réduite (thé vert, thé de ronce,
teinture-mère de noyer ou de myrtille)
Les plantes antidiabétiques peuvent entraîner une chute trop
brutale de la glycémie avec malaise hypoglycémique, voire
coma, au même titre que linsuline ou les autres médicaments
hypoglycémiants, surtout si ces plantes sont associées à
un traitement déjà existant et qui équilibrait le
diabète.
Par ailleurs, la recherche dun traitement bon marché amène
parfois des malades du diabète à utiliser un peu nimporte
quelle plante, certaines peuvent être antidiabétiques mais
à des doses qui les rendent toxiques, dautres sont trop dangereuses
pour un usage antidiabétique (une enquête au Maroc révèle
que certains malades utilisent pour soigner leur diabète des plantes
aussi toxique que le laurier rose ou le ricin).
Comme toujours le bon sens doit prévaloir et les informations doivent
être contrôlées ou vérifiées.
Ceci dit les plantes médicinales peuvent dans certains cas (prédiabète,
diabète modéré) être le seul traitement (associé
au régime) et dans les autres cas (toujours diabète type2)
peuvent contribuer à faire baisser la posologie des médicaments
antidiabétiques tout en luttant contre les complications de cette
« maladie ».
|
| Copyright 2003 : Dr Jean-Michel Hurtel |
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INTRODUCTION ET GENERALITES
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Les sociétés « pléthoriques » occidentales
et les pays dont le niveau de vie augmente et qui adoptent une alimentation
« moderne » hypercalorique,( alors que lactivité
physique des gens diminue), riche en graisses, viande et sucre simple
; pauvre en glucides à assimilation lente , voient la prévalence
de lobésité augmenter ainsi que celle de lhypercholestérolémie-hyperlipidémie
et du diabète de type 2.
Les enquêtes épidémiologiques récentes montrent
que dans ces sociétés au moins une personne sur 20 présente
une hypercholestérolémie.
Dans la majorité des cas la phytothérapie associée
à une diététique appropriée et une bonne hygiène
de vie permet de controler ces désordres métaboliques notamment
lhypercholestérolèmie débutante ou moyenne.
La conséquence la plus redoutable de cette hyperlipidémie
sanguine est lapparition dune
« athérosclérose » (anciennement artériosclérose)
ou maladie athéromateuse qui se caractérise par la survenue
de plaques lipidiques sur la paroi interne des artères favorisant
le développement de maladies cardiovasculaires : atteinte des coronaires
(angine de poitrine, infarctus du myocarde) artérites, troubles rénaux,
insuffisance circulatoire cérébrale, hypertension artérielle
Cet état hyperlipidémique saccompagne de plus assez
souvent dune tendance à lhypercoagulabilité sanguine
favorisant les obstructions vasculaires et lapparition dembolies
ainsi quune résistance tissulaire à linsuline
(diabète de type2) parfois difficile à controler.
Bien sur toutes les hyperlipidémies ne sont pas acquises, certaines
sont congénitales et transmissibles de parents à enfants,
dautres se développent sur un terrain qui favorise leur apparition.
Les spécialistes différencient plusieurs profils dhyperlipidémie
sanguine : en simplifiant on peut différencier lhypercholestérolémie
simple et celle associée à une augmentation des triglycérides
sanguins.
Les valeurs plasmatiques (sanguines) considérées actuellement
comme normales :
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Cholestérol total : 2g/litre
Triglycérides : 1,5 à 2 g/l
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Le cholestérol sanguin est couplé à des protéines
de transport qui assurent son transfert entre les différents organes
et tissus du corps. Le cholestérol est en effet une molécule
vitale pour lorganisme absolument nécessaire au maintien
de lintégrité des membranes cellulaires et au bon
fonctionnement du métabolisme : par exemple biosynthèse
des hormones corticostéroides (ex cortisone) et des hormones mâles
et femelles..
Les biochimistes différencient plusieurs types de lipoproteines
associées au cholestérol plasmatique daprès
leur « poids ».
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HDL-C : hight density lipoprotein
LDL-C : low density lipoprotein
VLDL-C : very low density lipoprotein en général
associée à 4/5 de triglycérides et 1/5 de
cholestérol.
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Il apparaît que le LDL-C et , dans une moindre mesure VLDL-C, favorisent
la précipitation du cholestérol et dautres lipides
sur les parois artérielles (athérome) alors que HDL-C serait
peu athérogène et pour certains auteurs protège même
contre cette dégénérescence.
Les valeurs considérées actuellement comme normales :
Pour un cholestérol total denviron 2g/l :
HDL-C :
0,45g/l pour lhomme et 0,55g/l pour la femme
LDL-C :
1,30 à 1,60g/l |
Le rapport cholestérol total/HDL-C ou indice dathérogénécité
doit être inférieur à 4,5
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Principaux traitements médicamenteux:
La tendance actuelle pour traiter une augmentation du cholestérol
sanguin est dabord de modifier la diététique puis
si cela ne suffit pas ou si les facteurs de risques daccidents
cardiovasculaires sont trop importants dutiliser des médicaments
synthétiques.
Parmi les plus importants :
Les statines qui diminuent la synthèse endogène(synthèse
par le foie) du cholestérol
Les fibrates qui paraissent augmenter le catabolisme(destruction) des
lipides sanguins tout en diminuant leur synthèse hépatique
La colestyramine qui bloque la réabsorbsion du cholestérol
dans le tube digestif et par voie indirecte diminue le LDL-C plasmatique.
Le foie est lorgane clé dans la régulation de
la cholestérolémie.
Il assure sa synthèse à partir de molécules simples
(acétyl coenzyme A) et aussi son excrétion : les sels
biliaires (nécessaires à la bonne digestion des graisses)sont
produits par le foie et excrétés par les voies biliaires
vers lintestin (duodénum). Ils contiennent beaucoup de
cholestérol et ne sont que partiellement réabsorbés
au niveau intestinal, une bonne partie de ces sels sévacue
dans les matières fécales.
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PHYTOTHERAPIE ET ANOMALIES DU CHOLESTEROL
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Les plantes médicinales sont très utiles
pour controler les anomalies du cholestérol quand on les associent
à une diététique appropriée dont on peut rappeler
les point les plus importants :
- D abord réduction de la quantité daliment
surtout si lexcès de poids est manifeste
surtout réduction des aliments riches en acides gras saturés
qui augmentent le LDL-C (mauvais cholestérol !) : produits laitiers
(beurre, crème, fromages), charcuteries (hormis le jambon cuit),
viandes grasses, graisses animales, margarines dures.
- Réduction des aliments riches en « acides gras trans
» : principalement la croissanterie, la biscuiterie, certains
pains enrichis en margarine (de type anglosaxon)
En cas daugmentation des triglycérides, éviter
les sucreries et les boissons sucrées et alcoolisées, les
fruits sucrés en abondance
Et par contre :
- Augmentation des aliments riches en fibres « solubles »
ou insolubles qui ne sont pas assimilables , favorisent un bon transit
intestinal et abaissent légèrement le taux de cholestérol
total et de LDL-C : légumes, fruits (sauf en cas daugmentation
des triglycérides), céréales (avoine)
- Consommation fréquente de poisson.
- Utilisation dans la cuisine dhuile « insaturée
» ou riche en fraction insaponifiable : ex olive, tournesol.
- Augmentation de la consommation de phytostérol : ce sont
des analogues du cholestérol mais présent dans les plantes
et qui semblent bloquer (concurrencer ?) labsorption intestinale
du cholestérol : certaines margarines diététiques
en sont enrichies.
- Consommation « danti-oxydants végétaux
» dont laction exacte nest pas bien connue mais qui
semblent favoriser la diminution de LDL-C ou en empêche loxydation,
étape essentielle dans le processus athéromateux : caroténoïdes
(carote), lycopène ( tomate), vitamine E et C, certains polyphénols
végétaux quon appelle proanthocyanidols ou tanins
condensés : exemple tanins du vin rouge , tanin du thé
(surtout vert)
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Les plantes médicinales utiles pour traiter
lhypercholestérolémie peuvent :
- agir sur le métabolisme des lipides : comme le guggul
et lail,
- agir sur la synthèse et lexcrétion
des sels biliaires, plantes cholagogues et cholérétiques
: artichaut, boldo, combretum, curcuma, fumeterre, pissenlit,
romarin,
- prévenir le dépôt ou le développement
des plaques dathérome : thé vert, ginseng,
vigne rouge
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EXEMPLES DE PLANTES UTILISABLES
pour soigner l'hypercholestérolémie
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GUGGUL Commiphora mukul BURSERACEAE
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Le guggul est un petit arbre épineux qui croit dans les régions
désertiques du nord du sous-continent indien (Rajasthan, Gujarat,
Balouchistan).
Les médecins ayurvédiqes utilisent depuis longtemps la résine
que lon receuille après incision des branches pendant lhiver.
Elle se présente comme une substance blanche ou verte, dodeur
balsamique et entre depuis très longtemps(600 ans avant JC) dans
la composition de médicaments ayurvédiques pour traiter
lobésité : exemple triphala guggul, sinhanad guggul.
Les médecins et chercheurs Indiens ont étudié la
chimie et le mode daction des extraits du guggul dès 1960
et surtout après 1980.
Les composés les plus intéressants sont des phytostérols
: Z et E « guggulstérone » que lon trouve dans
le « guggulipide » cest-à-dire la fraction extraite
de la résine brut par un diluant (lacétate déthyle).
Plusieurs actions physiologiques ont été décrites
par les chercheurs :
- stimulation de la glande thyroïde par action directe sur les
cellules endocriniennes de la thyroïde et non par un relais hypophysaire-hypothalamique,
- activation des récepteurs membranaires des lipoprotéines
LDL entrainant une baisse du taux de LDL-C plasmatique (mauvais cholestérol),
- antagonisme avec un facteur de transcription (FXR) qui provoque
un blocage du rétro-controle négatif exercé par
les acides biliaires sur leur synthèse et donc lexcrétion
du cholestérol.
La guggulstérone favorise donc une augmentation de la synthèse
des acides biliaires qui contiennent du cholestérol. Normalement
quand la quantité d'acides biliaires augmente lactivation
du facteur FXR entraine larrête de leur synthèse ;
la guggulstérone bloque ce mécanisme de contrôle ;
La quantité de cholestérol excrété par les
voies biliaires augmente et il n'est que partiellement recyclé-réabsorbé
au niveau intestinal d'où baisse du cholestérol plasmatique
De nombreuses études et test chez lanimal et lhomme
ont montré lintérêt du guggulipide et des guggulstérones
pour faire baisser des taux anormaux de lipides sanguins : cholestérol
total, LDL-C et triglycérides. Laction des guggulstérones
paraît potentialisée par les autres composants du guggulipide
: on observe une baisse de 10 à 30% du taux des lipides sanguins
et une baisse du rapport cholestérol total /HDL-C (indice dathérogénité).
Le pourcentage de baisse varie en fonction des conditions dexpériences
et des sujets testés.
La dose efficace serait aux alentours de 50 mg de guggulstérone
par jour soit 500 mg à 2000 mg de guggulipide selon leur standardisation
en stérones (10 à 2 ,5 % de guggulstérone).
Les effets secondaires semblent réduits (quelques nausées,
éructations parfois diarrhée) et moindre que ceux observés
par la prise de résine brute qui provoque assez souvent des diarrhées
et des démangeaisons.
On évite de prendre du guggulipide pendant la grossesse, en cas
de troubles hépatiques chroniques ou aigus et de troubles thyroïdiens.
Il est assez facile de se procurer du guggulipide sur le marché
international ainsi quen France.
En Inde, les médecins ayurvédiques mélangent souvent
le guggul avec dautres plantes : exemple « triphala guggul
» avec Terminalia belerica et Terminalia chebula (deux plantes qui
apportent des tanins), dans ce médicaments la proportion est de
130mg de guggul pour 250mg de triphala guggul.
Exemple : CAPS HT2 (anti-oxydant, anti-inflammatoire, anti-diabétique)
associant Commiphora mukul (guggul) à Allium sativum (ail) et 7
autres plantes. Ce mélange de plantes antilipidémiantes-
anti-oxydantes paraît un bon traitement de lathérosclérose.
Notons que le guggulipide a dautres applications :
- pour traiter lacné (nodulokystique) avec peau grasse
et huileuse : équivalent de 25 à 50mg de guggulstérone
pendant 3 semaines
- certains rhumatismes inflammatoires articulaires et tendineux y
sont parfois sensibles
- on peut réduire son poids avec les extraits du guggul mais
les résultats sont irrèguliers
Laction anti-oxydante, anti-inflammatoire et antiagrégant
plaquettaire est bien utile pour prévenir les complications de
la maladie athéromateuse.
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Ail Allium sativum LILIACEAE
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L'ail est une petite plante vivace à feuilles linéaires
et engainantes, probablement originaire de Sibérie mais cultivé
dès l'antiquité au Moyen-Orient, en Egypte, en Grèce
ainsi qu'en Chine. Il s'adapte à tous les climats mais donne les
plus belles récoltes dans les pays tempérés. C'est
une plante alimentaire très commune(la gousse d'ail), un condiment
commercialisé dans le monde entier mais qui possède aussi
des propriétés pharmacologiques et thérapeutiques
fort intéressantes
La gousse d'ail renferme des composés soufrés responsables
de la majorité des propriétés pharmacologiques.
Dans l'ail frais le constituant soufré principal est l'aliine (
sans odeur ) mais dès que l'ail est contusé ou écrasé,
il y a libération d'un enzyme ( l'aliinase ) qui dégrade
l'aliine; le produit final de cette tranformation est l'aliicine ( à
forte odeur aillée ) qui est elle-même rapidement oxydée
à l'air et devient du disulfure de diallyle (à l'odeur également
marquée ) constituant principal de l"essence d'ail".
L'aliicine peut aussi se condenser, on obtient alors des composés
secondaires, les ajoènes, pharmacologiquement moins actifs. La
cuisson transforme rapidement, en quelques minutes, tous ces composés
soufrés en produits de condensation cyclique ( vinyldithiine )
alors qu'il faut plusieurs heures à température ambiante.
Chez l'animal (études sur le rat, le poulet, le lapin ) la
consommation d'ail fait chuter de façon significative le taux de
cholestérol et des triglycérides.
Chez l'homme, même si les protocoles expérimentaux sont parfois
critiqués, on observe en général une diminution de
9 à 12% du taux de cholestérol sanguin au bout d'un mois
de traitement (600 à 900 mg de poudre d'ail standardisée
à 1,3% d'aliine, par jour) et surtout au bout de 4 mois de prise
régulière.
On observe une augmentation des "bonnes" lipoprotéines
(HDL-C) et diminution de LDL-C.
Parallèlement les plaques d'athérome semblent se réduire
en surface (10 à 20%) et en épaisseur (3%). Néanmoins
cette chute du cholestérol sanguin ne s'observe que dans les hypercholestérolémies
modérées et pas dans les cas de maladies familiales ou congénitales.
Mais l'ail permet aussi d'améliorer la circulation sanguine.
Plusieurs actions se conjuguent ; la plus importante est la diminution
de l'agrégation plaquettaire (jusqu'à 30%) quand la cholestérolémie
est normale ou faiblement augmentée (étude sur 10 mois).
L'effet plasmatique est rapide : on note 6 à 8 H après absorption
de 900mg de poudre d'ail (standardisée à 1,3% d'aliine)
une amélioration de la viscosité plasmatique et du débit
capillaire; il y a rapidement diminution de l'agrégation des plaquettes
et augmentation de la fibrinolyse (jusqu'à 70%) pendant une 12
d'heures environ. Tout cela est bien sur fort intéressant quand
on a des troubles dus à l'artériosclérose.
Les troubles des lipides sanguins sont chroniques et supposent donc un
traitement prolongé.
L'ail cru est malheureusement assez indigeste et peut chez certaines personnes
provoquer des troubles gastriques pénibles.
Pour ceux qui supportent l'ail, une posologie moyenne serait l'équivalent
de 6 à 10 mg d'aliine par jour soit : 1 gousse d'ail frais .
Pour un effet plus marqué on peut augmenter la dose en la répartissant
dans la journée soit :
1 à 2 gousses d'ail 2 à 3 fois par jour.
On peut remplacer l'ail frais par de la poudre d'ail en gélules
gastrorésistantes.
une posologie moyenne serait 500mg à 1000mg de poudre d'ail par
jour; pour un effet plus marqué (mais plus court) on peut aller
jusqu'à 2000mg de poudre d'ail par jour en plusieurs prises réparties
dans la journée
Il est recommandé de faire un traitement prolongé voire
illimité à dose faible ou moyenne, ou à forte dose
1 à 2 mois renouvelé dans l'année.
Certains phytothérapeutes préconisent la teinture d'ail
au 1/5, 20 à 30 gouttes par jour, mais l'odeur en est particulièrement
désagréable.
Rappelons que l'ail est aussi légèrement antidiabétique
(efficace dans le diabète de type 2) ainsi qu'hypotenseur (mais
les résultats d'enquêtes ne sont pas toujours très
probants)
Comme nous lavons vu avec le guggul, toutes les plantes qui augmentent
le flux biliaire sont utiles pour réduire le taux de cholestérol
sanguin ; certaines agissent surtout par un effet mécanique (contractions
accrues de la vésicule biliaire ou ouverture plus facile du sphincter
dOddi qui contrôle la sortie de la bile dans lintestin
(duodénum)) dautres augmentent plus particulièrement
la production de bile par le foie.
Exemples de plantes médicinales (cholagogues, cholérétiques
ou amphocholérétiques) utiles pour contrôler lhypercholestérolémie
: artichaut, boldo, combretum, curcuma, fumeterre, pissenlit, romarin,
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Artichaut Cynara scolymus ASTERACEAE
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L'artichaut est une asteraceae de grande taille, originaire du pourtour
méditerranéen, vivace (les fleurs n'apparaissent qu'à
la deuxième année de culture), avec des feuilles longues
disposées en rosette, non épineuses mais renforcées
par des nervures apparentes.On la cultive depuis l'antiquité.
Les fleurs, plus ou moins bleues ou violacées, sont groupées
pour former un ensemble (capitule) de 8 à 16 cm de diamètre
qui est porté par une tige robuste, cannelée et creuse,
souvent ramifiée. La partie basale de la fleur composée
(le réceptacle) ainsi que la base charnue des bractées (petites
feuilles qui entourent la fleur) sont comestibles après cuisson.
La feuille d'artichaut est la partie médicinale.
Les composés actifs paraissent être des acides-phénols
dérivés de l'acide caféique (acide 5-caféylquinique
et 1-5-dicaféylquinique).
Des expériences chez le rat ont montré :
- in vitro, que les acides phénols (dérivés
de l'acide caféique) étaient hépatoprotecteurs,
protégeant les cellules hépatiques (hépatocytes)
contre la toxicité du tétrachlorure de carbone,
- in vivo, que le débit de la sécrétion de bile
était majoré sans augmentation nette des contractions
vésiculaires (effet cholérétique).
Pour certains auteurs les flavonoïdes seuls seraient les composés
actifs. D'autres études, toujours chez le rat, ont révélé
un effet hypocholestérolémiant des extraits totaux ainsi
qu'un effet amphocholérétique (sécrétion
et excrétion accrues de la bile).
Chez l'homme, on considère que l'artichaut est surtout cholérétique
et un peu hypocholestérolémiant (avec aussi une baisse conjointe
des triglycérides). Cet effet assez net sur le taux de cholestérol
plasmatique semble être du à la fois à une baisse
de la synthèse du cholestérol par le foie(sans que l'on
sache bien pourquoi) et à une augmentation de l'excrétion
biliaire du cholestérol.
Lors d'une recherche contrôlée en double aveugle avec placébo
auprès de 143 personnes ayant une hypercholestérolémie,
le taux du cholestérol total a chuté de 18,5 % chez les
personnes prenant de l'extrait sec d'artichaut (1800 mg par jour), dans
le groupe placebo baisse de 8,6%. Le LDL-C baisse de 23 % dans le premier
groupe et de 6 % dans le groupe placébo.
Une autre étude attribue aux fractions flavonoides un important
pouvoir anti-oxydant intéressant dans le cas des troubles du cholestérol
(retard de l'oxydation de la fraction LDL-C)
On utilise en général les jeunes feuilles d'artichaut,
qui peuvent être soit :
- pressées pour fournir un jus qui sera purifié pour
donner certaines préparations galéniques,
- desséchées rapidement, fragmentées et mises
à macérer de façon classique ( teinture mère),
- pulvérisées après passage dans l'azote liquide
(-190°C), c'est le cryobroyage.
Posologie :
on peut utiliser
Cynara teinture mère, 50 à
150 gouttes par jour,
Poudre d'artichaut cryobroyée : 600 à 800mg par jour
Extrait sec de suc d'artichaut : 1g par jour |
La Commission E recommande 6 gr de feuilles séchées ou
l'équivalent, par jour, généralement en trois doses.
On manque d'une bonne standardisation de la partie active.
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Pissenlit Taraxacum officinalis
ASTERACEAE
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Le pissenlit est une plante de l'ancien monde à climat tempéré
mais qui s'est très vite répandu dans le monde entier.
Vivace et très commun dans les champs, les prairies, les bords
des chemins, il s'accomode aussi des climats plus rigoureux ou sub tropicaux
(où il est beaucoup plus rare). Son port est typique, les feuilles
basilaires disposées en rosette sont plus ou moins découpées
en lobes inégaux, la fleur est jaune et à maturité
les graines (akènes) s'échappent, portées par le
vent grâce à de fines aigrettes très caractéristiques.
La racine pivotante est forte et longue; la plante coupée excrète
un latex blanchâtre.
La tradition et des expériences anciennes (surtout réalisées
sur des animaux et principalement par les Allemands et les Chinois) font
considérer le pissenlit comme un cholagogue par sa racine et un
cholérétique par ses feuilles. La plante entière
associe ces deux propriétés, elle accroît la contractibilité
vésiculaire tout en augmentant la quantité de bile déversée
dans l'intestin.
Ses propriétés cholérétiques et cholagogues
le font employer dans toutes les affections chroniques du foie et dans
certains ictères mais aussi pour soulager de la constipation et
des migraines digestives.
On le considère comme un anti-artérioscléreux, (légèrement
anti-diabétique) .
Il est particulièrement utilisé en Allemagne
Il entre dans la composition de phytomédicaments à visée
hépatobiliaire mais on peut aussi le préparer en le récoltant
soi-même.
- 1 à 3 pieds complets de pissenlit (avec la racine) dans
un litre d'eau; bouillir 5 minutes et infuser 10 minutes, boire une
à deux tasses, c'est très amer !,
- 30 à 60 gr de racine fendue et coupée en petits morceaux
dans un litre d'eau; bouillir puis infuser comme ci-dessus; boire deux
tasses midi et soir, c'est encore très amer.
On peut trouver dans certains pays des préparations toutes faites(
parfois standardizées en % de taraxastérol) exemple: capsules
de 250mg 2 à 3 fois par jour.
La teinture mère homéopathique (voir lexique) est souple
d'emploi: TARAXACUM T.M. 50 à 150 gouttes par jour souvent en association
avec ROSMARINUS et CYNARA.
En cas d'hyperlipidémie moyenne on peut prévoir des traitements
prolongés en cure de 2 à 3 mois 2 fois par an ou plus si
le traitement c'est bien toléré .
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Romarin, Rosmarinus officinalis,
LABIATEAE
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Le romarin est une plante typiquement méditerranéenne,
cest un arbrisseau, très ramifié, assez touffu, aux
feuilles petites et étroites dont la face supérieure est
convexe un peu luisante, lintérieure concave et blanche.
Lextrait hydroalcoolique (teinture mère) est cholagogue et
hépatoprotecteur in vivo chez le rat (mais à dose élevée)
et, in vitro, piégeur de radicaux libres et hépatoprotecteur
(action antilipoperoxydante, prévention de la nécrose dhépatocytes
isolés (cellules du foie)).
La teinture mère de jeunes pousses de romarin semble, au vue des
expériences, plus efficace que celle de la plante entière
adulte.
Le romarin(extrait hydroalcoolique et dans une moindre mesure extrait
aqueux) est considéré comme un draineur efficace des voies
biliaires
On peut préconiser :
- la teinture mère de jeunes pousses ou la macération
glycérinée de jeunes pousses, 20 à 100 gouttes
par jour,
- linfusion prolongée de plante fraîche ou sèche
: 1 cuillerée à café de feuilles sèches
ou 1 petit rameau de romarin par tasse deau très chaude,
infuser 10 mn, 2 à 3 tasses par jour,
- les gélules de plante cryobroyée ou le mélange
déjà tout fait de plantes à visée cholagogue
en tisane, gélules ou sous forme dextrait hydroalcoolique
(il existe des spécialités pharmaceutiques mises sur le
marché en 1941! )
Le romarin n'est qu'un adjuvant d'une diététique appropriée,
ses capacités antioxydantes sont également intéressantes
pour lutter contre les complications liées à l'athérome.
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Autre plantes médicinales utilisées
par les phytothérapeutes pour controler l'hypercholestérolémie
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on retiendra plus particulièrement le curcuma
, la zédoaire et le kinkeliba(cholagogue cholérétique),
le ginseng, le thé et la vigne(antioxydants), l'ispaghul, le konjac
et le psyllium(fibres).
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Angélique, Angelica archangelica, APIACEAE
Aubergine, Solanum melongena, SOLANACEAE
Albizzia, Albizzia lebeck, FABACEAE
Boldo, Pneumus boldus, MONIMIACEAE
Chélidoine, Chelidonium majus, PAPAVERACEAE
Chrysantellum, Chrysantellum indicum, ASTERACEAE
Curcuma, Curcuma longa, ZINGIBERACEAE
Fenugrec, Trigonella foenum graecum, FABACEAE
Fumeterre, Fumaria officinalis, FUMARIACEAE
Ginseng, Panax ginseng, ARALIACEAE
Gymnéma, Gymnema sylvestre = Periploca sylvestris, ASCLEPIADACEAE
Ispaghul, Plantago ovata, PLANTAGINACEAE
Kinkeliba, Combretum micranthum, COMBRETACEAE
Konjac, Amorphophallus konjac, ARACEAE
Lespédéza, Lespedeza capitata, FABACEAE
Olivier, Olea europea, OLEACEAE
Onagre, Oenothera biennis, ONAGRACEAE
Panama(bois de ) ou Quillaja, Quillaja saponaria, CARIOPHYLLACEAE
Psyllium, Psyllium afra=Psyllium psyllium, Psyllium arenaria=P.
indica=P. racemosa, PLANTAGINACEAE
Thé, Camellia sinensis = Thea sinensis = Camellia thea,
THEACEAE
Tilleul, Tillia europaea, Tillia tomentosa, Tillia cordata, Tillia
platiphyllos, TILLIACEAE
Vigne rouge, Vitis vinifera, VITACEAE
Zedoaire, Curcuma zedoaria, ZINGIBERACEAE,
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