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POURQUOI PAS LES HERBES DE PROVENCE?


Utiliser les sachets d'herbes de Provence pour se soigner ?

Cela ressemble à une blague, à une caricature de phytothérapie moquée par les partisans des médicaments synthétiques.
Et pourtant. l'expérience de mes amis remonte à une vingtaine d'années; à l'époque, ils vivaient en régions tropicales, là où la grippe hivernale est rare mais où les infections des voies respiratoires supérieures d'origine virale sont malgré tout assez fréquentes, tenaces et récidivantes. On les attribue classiquement aux touristes qui débarquent en hiver, en fait elles sont présentes toute l'année surtout chez les enfants. Les complications bronchopulmonaires sont rares car la surinfection batérienne ne se développe que chez des gens aux muqueuses respiratoires fragilisées (fumeurs, habitations enfumées par le feu de bois) ou aux défences immunitaires amoindries (sida , jeunes enfants ou personnes âgées etc.).
Fatigués de subir ces infections respiratoires récidivantes, ils ont d'abord essayer de s'en débarrasser avec des plantes à huiles essentielles (labiées à thymol, myrtacées à eucalyptol, à eugénol, verbénacées)
Parmi les plantes locales (antillaises), il utilisèrent :

Mais les infusions de ces plantes ne sont pas toujours agréables et peuvent à la longue entrainer gastralgies et brulures d'estomac
Plus tard ils essayèrent les herbes de provence, le mélange banal préparé pour les grillades et plutot que d'en faire des infusions, ils l'ont ajouté quotidiennement ou presque, et en quantité, à leur aliments.
Résultat : depuis 20 ans plus d'infections virales saisonnières, juste des petits "rhumes" très passagers et même une meilleur résistance aux infections en genéral (notamment cutanées).




COMMENTAIRE

La pharmacologie des plantes contenues dans le mélange herbes de provence n'explique pas tout : thym, sarriette, origan, romarin, basilic, sauge, que des labiées aromatiques dont l'huile essentielle s'évapore en partie à la cuisson mais par contre qui contiennent pas mal de composés phénoliques hydrosolubles pharmacologiquement actifs : acides-phénols (ex rosmarinique, cafeique), flavonoides, tanins.
On sait que certaines plantes ou leurs extraits sont immunostimulants, comme par exemple Echinacea purpurea qui stimule l'activité lymphocytaire ; les tanins hydrolysables (ellagiques) sont également stimulants du système immunitaire (avec même une activité anti-tumorale).
Il faut se rappeler que toutes les plantes aromatiques de ce mélange "herbes de provence" ne sont habituellement pas consommées par les herbivores (sauf des chévres affamées), elles sont modérément toxiques.
On pourrait donc penser au vu de l'expérience de nos amis que l'ajout régulier de ces plantes, "modérément" toxiques et contenant des composés phénoliques et de l'huile esssentielle, à une alimentation moderne peut-être trop "déodorisée", réactive les défenses naturelles, la capacité à lutter contre des infections, renforce l'immunité.
Les recherches récentes montrent que le CARNOSOL, composé présent dans beaucoup d'herbes de provence (et surtout dans le romarin), possède des propriétés immunostimulantes et protége peut-être sur le long terme contre la dégénérescence cancéreuse.



EN PRATIQUE

IL faut préférer les herbes de provence provenant de l'agriculture biologique. On peut facilement se faire son mélange perso, toutes ces plantes se sèchent facilement et on peut les trouver dans les guarrigues ou les cultiver : moitié plantes à thymol-carvacrol (thym, sarriette, origan), moitié basilic, romarin, sauge.
Ceux qui apprécient l'odeur de l'eugénol ajoutent un peu de laurier,de bois d'inde ou de basilic framboisin. Posologie: 1 à 2 cuillerées à café par jour et par personne, tous les jours si possible. Il est très facile d'ajouter ces herbes dans les aliments (sauces, potages, plats de viande ou de poisson, légumes), éventuellement dans l'eau de cuisson du riz ou des pates (la couleur change un peu), ou soupoudrées dans les salades.
Autres utilisations : décoction courte : 2 cuillerées à soupe dans 1/4 de litre d'eau, bouillir 1 mn, laisser refroidir et sédimenter ou filtrer, conserver au froid et à utiliser dans la journée
Cette décoction peut servir à nettoyer une plaie (en l'absence d'antiseptique), une brulure, à faire un gargarisme ou un bain de bouche (problème dentaire, plaie buccale, aphte)

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