PLANTES INSULINE INSULINES VEGETALE




CHAMAECOSTUS CUSPIDATUS = COSTUS IGNEUS = COSTUS CUSPIDATUS
COSTUS PICTUS = COSTUS MEXICANUS
COSTACEAE
Les costaceae sont des plantes le plus souvent tropicales et assez proche d’un point de vue botanique du gingembre et du curcuma.
Les spécialistes des costaceae ont récemment entièrement revu la classification de ces plantes qui possèdent donc souvent deux noms scientifiques : leur ancien et leur nouveau, ce qui est source de confusion.
Nous décrivons dans cette page les propriétés de deux espèces de » COSTUS »:
– CHAMAECOSTUS CUSPIDATUS anciennement COSTUS IGNEUS originaire de l’est du Brésil aux fleurs de couleur orange, les feuilles assez grandes et charnues poussent en spirale sur la tige, elles sont vertes avec des reflet violets sur leur face inférieure, la plante spiralée atteint 50 à 60 cm.
– COSTUS PICTUS originaire du MEXIQUE et des pays voisins d’Amérique centrale aux fleurs jaunes teintées de points et de rayures rouges, les feuilles sont plus étroites, elles poussent en spirale sur la tige verte parfois teintée de rouge qui atteint 50 à 60 cm.
Ces plantes sont désormais présentes dans de nombreux pays tropicaux et équatoriaux, elles sont acclimatées et cultivées en Indes, Indonésie et Philippines où elles font partie des pharmacopées locales ( notamment dans la médecine ayurvédique et La médecine siddha ).
On s’aperçoit que très souvent il y a confusion sur le nom de ces plantes qui sont appelées toutes les deux « plantes à insuline » dans la langue locale.
Pour compliquer les choses il y a d’autres espèces voisines, également considérées comme médicinales et possédant aussi des propriétés antidiabétiques.
COSTUS AFER que l’on trouve en Afrique de l’Ouest, qui atteint une grande taille (plusieurs mètres).
COSTUS SPICATUS présent en Amérique du sud et aux Antilles dans les zones plutôt humides, qui peut atteindre 2 mètres de haut
CHEILOCOSTUS SPECIOSUS anciennement COSTUS SPECIOSUS, originaire des iles du Pacifique ou du sud de l’Asie, actuellement présent dans beaucoup de zones tropicales car c’est une plante décorative et facile à cultiver, elle fait partie de la pharmacopée ayurvédique (Inde).
Les parties médicinales des deux « Costus » couramment appelés « plantes à insuline » , »plantes anti-diabète » sont : surtout les feuilles, dans une moindre mesure les tiges et les rhizomes, l’huile essentielle de la plante entière.
Ces deux plantes ne font pas partie jusqu’à présent des pharmacopées de la médecine occidentale mais elles sont très utilisées en Asie (Inde, Indonésie, Philippines) et dans une moindre mesure au Mexique pour essayer de controler le diabète de type 2.
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COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES
LES FEUILLES DE CHAMAECOSTUS CUSPIDATUS ET COSTUS PICTUS
PROPRIETES ANTIDIABETIQUES
Les quelques études pharmacologiques sur cette plante ne révèlent pas la présence de composés originaux ou présentant une activité pharmacologique particulière mais plusieurs études principalement en Inde montrent que les extraits de ces plantes ont des propriétés hypoglycémiantes et régulatrices de la glycémie.
Les études sur des cultures de cellules pancéatiques et l’animal (souris et rat) montrent que les extraits aqueux de feuilles (infusion-décoction), alcooliques ( macération avec du méthanol ou de l’éthanol), la poudre de feuilles séchées, les feuilles fraiches, et des extraits alcooliques de rhizome :
– font baisser et normalisent la glycémie des animaux artificiellement diabétiques,
– augmentent la sécrétion d’insuline, et la synthèse de glycogène dans le foie (effet antidiabétique),
– normalisent les lipides sanguins (cholestérol, triglycérides),
– mais apparemment il n’y a pas d’effet particulier sur les animaux qui ne sont pas diabétiques.
On trouve dans les extraits aqueux et alcooliques des substances souvent présentes dans les végétaux:
– des glucides,
– des protides,
– des flavonoides, notamment de la quercétine
– des tanins,
– des stérols,
– des trace d’alcaloïdes,
– des terpénoïdes (huile essentielles)
– des sels minéraux : K, Ca, Cr, Mn, Cu, and Zn.
La quercétine est une substance très amère connue pour son pouvoir anti-inflammatoire, sa capacité à piéger les radicaux libres donc à protéger les tissus.
DIABETE et RHIZOME DE CHAMAECOSTUS CUSPIDATUS
Une approche intéressante a été l’étude comparative (par rapport à la metformine médicament antidiabétique) de l’association chimique potentielle des extraits aqueux du rhizome de Chamaecostus cuspidatus avec plusieurs enzymes importants dans le métabolisme des glucides donc la régulation de la glycémie.
Cette étude purement théorique (in silico) montre que des extraits de rhizome pourraient en-effet agir sur la régulation de la glycémie et la résistance des tissus à l’insuline principale cause du diabète de type 2.
Parmi les composés étudiés c’est une lactone (d-Lyxo-d-manno-nononic-1,4-lactone) qui parait le composé potentiellement le plus intéressant pour sa capacité à s’associer à plusieurs enzymes importants du métabolime des glucides et à lever la résistance tissulaire à l’insuline.
Cette molécule ne semble pas toxique.
AUTRES PROPRIETES DES FEUILLES DE CHAMAECOSTUS CUSPIDATUS ET COSTUS PICTUS
– Les extraits de feuilles par l’alcool éthylique(ethanol), méthylique (methanol) ou simplement de l’eau (infusions, decoction, macération) possèdent des propriétés anti-oxydantes donc anti-inflammatoire et protectrices des tissus.
L’extrait qui est le plus antioxydant est l’extrait par le méthanol.
– Cet extrait par le méthanol contient également des substances antibiotiques (antibactériennes et antifongiques)
– L’extrait éthylique possède in vitro un pouvoir anticancéreux sur plusieurs lignées cellulaires cancéreuses.
– L’extrait aqueux (infusion -décoction) prévient la formation de cristaux d’oxalate de calcium dans les urines (de calculs urinaires à oxalate de calcium), et l’on sait que ce type de calculs urinaires donnent des crises de coliques néphrétiques redoutables
LES RHIZOMES DES « PLANTES A INSULINES »
Ils sont moins étudiés et les résultats sont fragmentaires, ils contiennent une huile essentielle très grasse et avec des terpènes antibactériens et antifongiques (linalol et alpha-terpinéol).
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UTILISATIONS
LES FEUILLES DES COSTUS
Les médecines traditionnelles d’Amérique centrale , de l’Inde et des Pays du Sud-est Asiatique utilisent les feuilles de Costus pour soigner et stabiliser le diabète de type 2.
– la feuille fraiche, peut être mâchée et consommée sans préparation, on peut aussi en extraire le jus après broyage et pressage : la dose habituelle est une à deux feuilles fraîches par jour.
– La préparation la plus habituelle est l’infusion-décoction aqueuse de feuilles fraiches ou séchées (une feuille par jour), ou de poudre de feuilles (environ 3 g de poudre par jour soit l’équivalent d’une cuillerée à café de poudre).
– Il existe maintenant de nombreuses préparations à base d’extrait de Costus, on les trouve sur internet ou dans les magasins spécialisés en compléments alimentaires. Il n’y a pas de standardisation pour ces extraits, se conformer aux indications du fabriquant.
CONTRINDICATIONS, EFFETS SECONDAIRES, ET INTERDICTION DE VENTE
– Les extraits de ces plantes peuvent provoquer des troubles digestifs (diarrhée, gastrite),
– Il faut introduire la prise des extraits de Costus avec prudence quand on suit déja un traitement antidiabétique. Il y a un risque d’hypoglycémie avec comme symptomes : sueurs, pâleur, sensation de faim anormale, nausées légères et des signes neurologiques nervosité, tremblements, vertiges, palpitations voire perte de conscience!!
– les effets secondaires ne sont pas connus chez les femmes enceintes , prudence.
– Certains pays interdisent( notamment aux USA) la vente de compléments alimentaires non homologués à base d’extraits de feuilles de Costus ou de poudre de feuille de Costus
CULTURE DES COSTUS
Les Costus sont de plantes décoratives souvent présentes dans les jardins des régions tropicales et sub-tropicales chaudes et humides.
On les propage en fragmentant le rhizome, ou par les graines, ou par boutures.
Le sol doit resté humide, en situation semi-ombragé.
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