Originaire d'Afrique, malgré son nom, le tamarinier
se rencontre à l'état sauvage dans les savanes sèches; il fut introduit il y a longtemps aux Indes puis
dispersé par les Arabes et les Européens dans le reste du monde tropical et
subtropical.
Ce bel arbre qui peut atteindre 20 m, possède un tronc assez court et
des branches qui ont tendance à s'infléchir jusqu'au sol, le feuillage est
semi-caduque, les folioles desséchés recouvrent le sol autour de l'arbre ;
il n'y a généralement pas de végétation adventice.
Les fleurs zygomorphes (voir lexique) sont rougeâtres; le fruit, une
gousse pendante un peu comprimée, initialement brun-vert prend la couleur
rouille à maturité. L'épiderme devient cassant et à l'intérieur, la pulpe
jaune-brunâtre entoure des graines (5 à 10), rouge brun à noir, lisses et
brillantes.
Le tamarinier est très répandu et devient facilement
subspontané, il supporte les climats arides et les sols pauvres (grâce à ses mycorhyzes (voir lexique)) et pousse aussi bien sur les atolls polynésiens,
en bordure de mer, que sur les pentes montagneuses des Tropiques.
En Afrique il semble préférer les abords des grandes termitières et s'associe
parfois au baobab.
On le plante fréquemment dans les jardins et les parcs, c'est un arbre qui
peut vivre des siècles.
COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES
Toutes
les parties de l'arbre sont utilisées en médecine traditionnelle, mais les pharmacopées
occidentales s'intéressent essentiellement à la pulpe du fruit.
La pulpe représente
40% de la gousse, elle est riche en pectine (voir lexique) et en sucres
simples (20 à 40%).
Parmi les acides organiques et les sels qu'elle renferme, l'acide tartrique et le bitartrate de potassium sont les plus importants et responsables de
son pouvoir laxatif.
Certaines gousses sont douces et sucrées, d'autres sont très acides ou âcres
selon les arbres et le degré de maturité.
Des composés terpéniques (voir lexique) lui donnent une légère odeur
aromatique.
Les graines contiennent 65 à 70 % de polysaccharides,
15 à 20% de proteines et 3 à 5% d'une huile semiseccative. Elles sont comestibles
après cuisson, bouillies ou grillées, on peut même les moudre et obtenir une
farine.
Actuellement c'est plutôt une matière industrielle, une gomme (après
broyage et concassage des graines préalablement chauffées) qui forme avec
l'eau des solutions pseudo plastiques, visqueuses, qui trouvent un usage dans
certaines industries alimentaires et non alimentaires (papeterie, textile).
UTILISATIONS
La pulpe fraiche, laxatif doux, se consomme:
en tisane chaude ou froide: 20 g de pulpe dans un litre d'eau, ébulition
suivi d'un tamisage, 2 à 3 tasses par jour
en confiture: exemple de proportion: 50 g de pulpe, 50 g d'eau et 125
g de sucre, réduire d'1/4 par évaporation à chaud.
L'extrait sec de tamarin entre dans la composition de nombreux phytomédicaments
à visée laxative, en général associé à des composés anthracénosiques (voir lexique)(ex séné).
La pulpe de tamarin est aussi un condiment, surtout chez les anglosaxons,
curry, conserve de viande ou de légume, chutney (avec des mangues) et diverses
sauces.
On peut consommer les jeunes feuilles et fleurs, en salade ou en
soupe. L'écorce, riche en tanins, est
prescrite en décoction comme astringent (voir lexique), par ex :
un morceau d'écorce de 15 cm sur 2 à 3 cm dans un litre d'eau, 1/2 heure
de cuisson, 2 heures de macération.
Cette décoction très astringente peut servir :
en bains de bouche (gingivite, aphte)
en cas de troubles diarrhéiques (un verre deux
fois par jour)
comme anti-infectieux (détersion des plaies,
conjonctivite, dermatoses surinfectées)
pour réaliser un bain antiprurigineux chez les
enfants (un litre de décoction dans 10 litres de bain)
Plus anecdotique: la décoction de racine serait aphrodisiaque
(!?): 40 g de racine dans un litre d'eau, une tasse 2 à 3 fois par jour.
La macération d'écorce calmerait l'asthme bronchique. L'infusion
de feuilles serait hypoglycémiante (voir lexique).
Pour éviter la constipation
Le tamarinier est un grand arbre tropical qui porte des fruits-gousses
à la pulpe sucrée
dont on fait une boisson rafraîchissante
ou de la confiture.
Cette pulpe a des vertus laxatives douces et on l'associe avec d'autres
plantes
dans des phytomédicaments à visée laxative.
L'écorce du tamarinier est astringente (pleine de tanin) et permet
de controler la diarrhée
et les inflammations des muqueuses.
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